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mardi 11 novembre 2008

Black Moses ?


Ca a été le leitmotiv de mon père durant mon dernier et récent séjour chez mes parents : "Obama, il ne va pas changer la vie du reste du monde, d'ailleurs, il s'en fout pas mal, il est avant tout américain". S'il y a bien entendu une grosse part de vérité dans cette assertion, comment expliquer alors la réélle fascination excercée par les States sur le RDM (comprendre, le Reste Du Monde) ?
Hein, pourquoi je me réveille tous les matins aux rythmes de Memphis, du South Bronx ou de San Francisco ? Pourquoi le français que je suis ne se réveille-t-il pas au son de la musette de Paris ou de la chanson à texte façon Francis Cabrel ? Parce que c'est nul ? Oui, c'est un argument. Peut-être également parce que la France n'arrive pas à exploiter comme elle le devrait toute la richesse de sa nation, ce que les USA font toujours très facilement. Peut-être aussi par flemme ou par confort. Tout est là déjà. A quoi bon jouer un rap de qualité en France quand la concurence du moindre emcee américain enterre toute véléité ? Impossible dans ce contexte de bâtir une quelconque scène de qualité. Le rap en France est mort à la fin des années 90, il est le seul mouvement depuis le rock alternatif issu du punk des années 80. Depuis rien. une musique de producteur mais aucune raison d'entrer en pélérinage pour la musique de Air ou Justice. Ayez pitié des ascenseurs mes garçons !
Alors pourquoi donc la France se réjouit-elle de l'élection d'Obama ? Mais parce qu'elle croit absolument qu'elle l'a élu, qu'il va nous diriger, et que franchement, enfin un black à la maison blanche quoi ! Bah oui, on a déjà un nain, faisons aboutir notre sens aigu de l'aide aux nécessiteux, aux différents, divergeants, dans-le-besoins, affligés et autres empécheurs de marcher tranquillement dans la rue. Alors oui, Obama va nous diriger parce qu'on bouffe comme lui, on dépense notre fric comme lui, on regarde les mêmes films, on écoute la même zik ! On achète des meubles tout pareil ! les série TV ? Les mêmes ! Internet ? Google ! Ordi ? Mac ! e Phone, e Book et epod ! Ce mec est notre président et je suis hyper fier d'avoir voter pour lui, sérieusement !
Au delà de ça, j'ai quand même envie de pleurer, hein.

Sinner Man - Nina Simone

dimanche 16 mars 2008

Bof.

Je me suis levé ce matin avec l'envie de parler de choses lues, vues et entendues, et, aléas du dimanche matin en compagnie de deux gnomes, j'ai d'un coup d'un seul trouvé tout cela bien fade et moche, comme un relent de sarkozysme matinal. Bref, j'avais dans l'idée de faire un article de cent lignes ou plus sur le dernier Lupe Fiasco, le bien nommé "The Cool", parce que bon, même si ça reste du Hip-Hop de bande FM dans tout ce qu'il y a de plus rassembleur (c'est une qualité quand même) mais parfois aussi racoleur (là c'est un défaut), il fallait bien relever que ce disque est un concept-album, quelque chose d'assez éloigné de l'esprit Hip-Hop, lequel lorgne davantage vers des formats courts mais de 21 plages dans chacune desquelles ledit rapper peut se projeter en star du sex, star du quartier, star de sa maman, mais qu'il faut aussi étudier et pas glisser vers une mauvaise vie. Bref, un concept-album annonçait quelque chose de différent dans un univers Hip-Hop récent un peu sclérosé, alors si "The Cool" ne comble pas vraiment les attentes, certains titres sont tout de même de vraies tueries et il faut bien reconnaître à Lupe Fiasco qu'il possède une réelle vision de son rap et une manière tout à fait particulière de l'exercer.
Oui mais voilà, la noirceur absolue des dimanches matin girondins reprend petit à petit son droit péremptoire et univoque, ce mood un peu flou, cette attente d'un hypothètique télé-foot sur la une, tout cela rend nulle et non avenue mon envie préalable de causer un peu de ma relecture hier soir du Patton de Robert Crumb et de creuser vers sa vision complétement pessimiste de la musique moderne et contemporaine, cette "pop" comme il la désigne dédaigneusement. Et c'est vrai que cette culture du dernier cri, de la dernière tendance ou mode qui remplace petit à petit l'acte culturel par un bête acte d'achat compulsif, du vite acheté vite lu vite oublié, tout cela devient un brin urticant il faut l'avouer. C'est donc sereinement qu'il faut aborder Robert Crumb, pas comme un pape du comics underground américain des années 60-70, non, il faut le prendre comme un type un peu sage, passionné de ce blues magnifique et non-amplifié des années 20, une musique faîte par des hommes incroyables, débauchés, soulards et bagarreurs, mais surtout des artistes au talent éphémère, à peine gravé sur des 78 tours ; bref, il faut prendre Crumb comme un type qui aime la musique pour les émotions qu'elle propose et non pour les élucubrations qu'elle vend.
A propos d'élucubrations, il y aurait tant à dire, mais hein, pas le dimanche matin....

vendredi 7 mars 2008

Aucune raison à ce Blog

Donc voilà, aucune raison précise à ce blog d'exister sinon la volonté farouche de faire comme tout le monde mais bien entendu, de façon unique. C'est là l'occasion de partager quelques lectures, humeurs, écoutes et diverses expériences culturelles et personnelles. Rien de dramatique sauf bien sûr ma triste prose de triste sire.

A propos j'écoute en ce moment même le Tical de Method Man. En voilà un album triste. C'est bien simple, on dirait un bout de charbon.

Un "bout-de-charbon-brûlant", j'en connais au moins quatre qui feraient 14 chansons avec ça, Zazie irait même jusqu'à en titrer son dernier concept-album.

Ca commence donc par ce billet pas drôle du tout et à propos de rien non plus.

Ca m'éxcite réellement.

Ouf.