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samedi 5 décembre 2009

Chris Potter Underground - Ultrahang


J'ai découvert tardivement Chris Potter, connerie de ma part, je ne voyais en lui qu'un bellâtre posant avec son saxophone. Ce que préjuger ne nous fait pas voir quand même... Bref, je l'ai oublié un temps, puis redécouvert à l'occasion d'un disque avec David Binney - South - et dans lequel la densité technique du jeu de Potter m'est soudainement apparue comme flanboyante. Une critique dans Jazz Mag par Frédéric Goati m'a convaincu récemment de re-tendre l'oreille et l'esprit vers la musique de ce musicien.
"Ultrahang" est un album sans maison de disque. Il est auto-produit et distribué exclusiment par le site artistshare. En fait, c'est ce qui m'a fait m'intéresser à cet album. Chris Potter, même bellâtre et poseur, sans maison de disque ? Ne propose-t-il donc rien de digne d'attention ? N'est-il plus qu'un sideman parmi les sidemen ? J'avais déjà, même avant d'avoir écouté le disque, une idée plus que précise sur la question : non. Chris Potter a une musique à montrer, certainement plus que la moitié des tacherons qui continuent d'encombrer les étals des sorties Jazz. Je me le suis donc procuré, le disque. Et j'ai écouté, assis, cette déferlente brute de musique qui me percutait les tympans. Chris Potter a encore des choses à dire, d'ailleurs il les hurle au son d'un funk qui groove incroyablement, pour paraphraser Ferré "ça tape, ça crie, ça gueule", et bon dieu que c'est bon !
Ecoutez "Ultrahang" ! Laissez-vous emporter par le funk brute de "Rumples" ! Ce disque est une pépite qui groove sur ses huit pistes avec des musiciens tous au meilleur : Craig Taborn au fender Rhodes, Adam Rodgers à la guitare et Nate Smith à a batterie. Quatre garçons pour un grand disque.
Je mets en lien le site de Potter et en particulier une page à partir de laquelle vous pouvez - devez- écouter Rumples. http://www.chrispottermusic.com/radio.aspx

mercredi 7 octobre 2009

Julien Lourau - Quartet Saïgon / Raphaël Imbert - N_Y Project



En ce moment j'achète beaucoup (trop !) de disques de jazz. J'ai eu ma période frénétique doublèe de collectionnite en tentant d'échaffauder un palmarès personnel des meilleurs sorties Blue Note des années 70. Je rigole encore de la vacuité de la chose. Réunir Hancock et Wayne Shorter et finalement voir derrière Tony Williams et Grachan Moncur III et évidemment Andrew Hill mais aussi Bobby Hutcherson, les Messengers et Donald Byrd. Ahah, la vaine opération que voilà... Alors bien entendu je me suis gavé comme il se doit, j'ai noué des fils entre ces galaxies rapprochées et tissé je le crois un canevas assez unique de sons, ceux que j'appréhende maintenant comme entendus et connus. Pourtant quand cette semaine mes pas m'ont dirigé vers le rayon jazz, mes mains ont presque sans hésitation saisi les derniers disques de Raphaël Imbert et de Julien Lourau. J'ai attrappé ces références connues pour le deuxième, et un brin de nouveauté pour le second. Lourau m'accompagne depuis un moment déjà, depuis le groove gang de mes années lycée, et puis surtout avec "The Rise", manifeste splendide à l'écriture simple mais aussi incantatoire. Voilà un saxophoniste de l'énergie et dont je ne saurais dire qui de Coltrane ou de Rollins l'a le plus influencé. Mais cela a-t-il vraiment de l'importance ?
Je n'écrirai pas d'article de fond sur Julien Lourau, d'abord parce que je ressens plus sa musqiue viscéralement qu'intellectuellement, il est un artiste qui me colle physiquement et ensuite parce que j'avoue une bien bonne flemme d'accomplir une quelconque recherche à son sujet. Je peux quand même dire qu'il est relativement jeune (né dans les 70's quoi), qu'il a enregistré beaucoup de disques qui comptent par chez nous, que jouer avec Bojan Z ou Henri texier n'est pas à prendre à la rigolade mais passons.
Ce nouveau disque enregistré en quartet avec notamment Laurent Coq au piano est très bon, il y alterne le jeu à l'alto et au ténor et quand à moi, j'ai pour le moment une nette préférence pour les sonorités qu'il dégage à l'alto, il s'envole magnifiquement, toujours épris de riffs répétitifs confinants au sublime dans la déchirure (voir le très bon, l'exhaltant "Walking on water"). Que dire d'autre ? Thomas Bramerie livre à la contrebasse une partition réjouissante, pleine physiquement et Otis Brown III (dont le nom semble sur bien des disques en ce moment) n'est pas en reste derrière ses fûts. Voilà pour le Lourau.
Raphaël Imbert engage quant à lui un corps à corps avec la musique davantage fusionnel. En trio américain, il délivre 13 titres d'une grande qualité, alternant le jeu lent, aérien avec les envolées plus physiques et tendues. Le résultat est vraiment bon, Imbert dégageant une énergie véritablement démentielle sur ses compositions. La mélodie de "Cloisters sanctuary" est un délice, elle glisse naturellement comme une légère comptine, le morceau s'emballe alors et tout devient clair, trois musiciens de jazz livrent un groove total, un jazz comme je l'adore, puissant et lyrique.
Imbert est un éxilé new-yorkais depuis que la fondation médicis lui a donné une bourse hors-les-murs. Elle a bien fait la fondation, l'artiste a parfaitement repecté le deal, une très belle musique se dégage de ce "N_Y Project"
Alors voilà que je me tournais vers les anciens et que c'est la jeune génaration qui me rappelle à l'ordre ! Et je n'ai pas parlé il y a six mois du disque de Stéphane Kérecki. J'aurais du.


jeudi 16 avril 2009

Archie SHepp - Phat jam in Milano

Archie Shepp est le saxophoniste type de la mixité jazz, ou plutôt de la mixture d'ailleurs. Toute sa carrière s'est constituée de collaborations, que ce soit la confrontation avec la soul et le funk sur "Attica blues", la musique nord-africaine sur "Blasé" et le "live at the pan-african festival", le jazz vocal sur le récent "Gemini" et sa collaboration avec la chanteuse Amina Claudine Myers, bref, presque autant de disques que de rencontres pour ce grand jazzman.
Et il y a un domaine dans lequel Archie Shepp a toujours versé, c'est celui du black talk, la parole noire de la Great Black Music, celle qu'on doit à Leroy Jones et Gil Scott-Heron. Alors il n'était pas très étonnant que de la rencontre avec Napoleon Maddox naisse cet enregistrement live réalisé à Milan l'été passé. Je rappelle pour le dernier rang que Napoleon Maddox est le emcee-beatboxeur-poète du combo IsWhat?! dont j'ai déjà parlé ici. Alors voilà nos deux artistes qui semblent vouloir travailler ensemble à une fusion de leurs univers respectifs. Enfin, c'est ce que j'en attendais sur le papier parce que la réalité du disque fini est toute autre.
Si la rencontre a bien eu lieue elle s'est surtout soldée par la reprise du répertoire déjà fortement rodé d'IsWhat?!, autrement dit par l'appropriation du travail de Jack Walker (saxophoniste chez IsWhat?!) par Archie Shepp et si l'intensité est effectivement au rendez-vous (que n'ai-je pas été à Milan l'été dernier..), qu'apportent donc ces interprétations aux originaux d'IsWhat?! ? J'en arrive même à trouver le "Kashmir" de Maddox plus réussi sur "The life we chose" que cette dernière. Alors oui, le disque est beau, Ahmid Drake aux percussions apporte un plus indéniable tant sa sensibilité organique se fait ici tendue mais que dire des deux saxophonistes également présents ? Oliver Lake et Cochemea Gastelum auraint du nourrir un feu autrement plus vif que celui qui proposé ! Sur "Ill Biz" notament, où est donc la déflagration sonore attendue ?
Reste le génie de Maddox micro en main qui se pose ici encore (mais sur son répertoire) comme l'un des alter-ego de l'autre black-poet du moment Saul Williams. Une micro décéption en somme, sauf si vous découvrez par ce disque la musique au combien enragée d'IsWhat?!.

mardi 16 décembre 2008

Yves Robert - Inspirine

Je ne l'ai pas encore digéré ce disque. Parce qu'il est fourmillant et beau. Yves Robert est au trombone comptemporain ce que Louis Sclavis est à la clarinette, un magnifique épouvantail qui ne fait qu'avancer au milieu d'un champ musical encore inexploré, ou pas encore tout fait. Yves Robert appartient à cette classe de musiciens français élévés à l'Americana mais qui de la noire amérique ont voulu transformer les codes pour mieux se les réapproprier. On parle pourtant quand même de jazz attention, mais la dissection des notes, des thèmes et des mélodies passe par le double spectre d'une Amérique zieutée par la riche histoire musicale européenne. Amen.
Alors voilà Yves Robert en 2008 après avoir livré Eté il y a dix ans et In touch en 2002, qui nous revient tout de bruit et fureur pour nous prescrire de l'Inspirine. Merci docteur. Deux trios se partagent l'album, l'un composé d'Yves Robert donc, du tapeur-batteur-maniac Cyril Atef ici à son meilleur et de Vincent Courtois au violoncelle pour un set-groupe tout en douceur. Sur l'autre versant c'est Bruno Chevillon et sa contrebasse qui remplace le violoncelle de Courtois. Dur ! Oui parce que ça tape pas mal sur ce disque, l'energie est à tous les étages le nerf inoui d'une musqiue qui élabore des thèmes pour bientôt les pulvériser dans des déchaînements aussi jubilatoires que jouissifs, aussi sauvages qu'émouvants, du beau du beau !
Il y a vraiment cette impression de tempête dans le jeu de trombone d'Yves Robert, comme si d'un seul coup de coulisse toute la mélodie élaborée avec patience pouvait disparaître en hurlant, dans une bourrasque-plaisir de notes déchaînées. Du son et du beau, et encore du bruit, la liberté des sens à son paroxysme et que ça gueule un trombone qui jouit nom de dieu !
Inspirer c'est Inspirine !

dimanche 14 septembre 2008

Dwight Trible & the life force trio - Love is the answer

C'est d'abord le Ninja Tune aposé comme un blason à l'arrière du disque qui étonne, ColdCut en Californie ? Du Jazz au catalogue ? De quoi attiser n'importe quelle curiosité, pourvu de n'être pas trop obtus. La seconde interrogation vient après avoir regarder le liste des producteurs : Madlib, Sa-Ra, Daedelus, Carlos Niño et même la talentueuse Georgia Anne Muldrow, le hip-hop aventureux s'invite ici, très bien.
Dwight Trible est l'actuel chanteur du Pharoah Sanders Quartet, autant dire l'archétype d'un chant technique, primal dans ses intonations, respirant un souffle d'avant-garde, de rupture avec la scène jazz mainstream, tout sauf le stéréotype du chanteur jazz de cabaret en gros. Il est de la lignée des Abbey Lincoln et des Leon Thomas, un chant d'éxhumation des souffrances, un chant tout droit sorti de la terre du sud, des sillons noirs d'années d'esclavage. Dwight Trible propose cette voix-là, techniquement capable de tout chanter, qui oscille dans un registre très large, un Gil Scott-heron ou un Isaac Hayes comme note basse et un Stevie Wonder en haut du spectre musical. Alors l'avant-garde Hip-hop du moment, les habitués des labels Stone Trows et Ninja Tune justement, s'empressent de tisser un écrin electro à la voix d'or noir de leur hôte. Et c'est magnifique de profondeur. On aurait pu légitimement craindre un objet difforme un peu new-age, tous à poils sur la plage mais il n'en est rien, c'est seulement un grand disque qui nous est proposé ici. Quel bonheur que ces "Equipoise", "Is Life", "Love is the answer", "Life force", ou le featuring impeccable de Lil Sci des Scienz of life sur le non moins réussi "I was born on planet rock" sur lequel la voix de Dwight Trible s'invite plutôt que ne chaperonne le morceau. Grand disque indéniablement.

Love Is The Answer - Dwight Trible

jeudi 3 juillet 2008

Yusef Lateef

PAs de chronique à proprement parler, plutôt une sorte d'hommage, un gros big up à un type qui a la classe en lui, le style, le son, l'inspiration. Hommage à un sacré bonhomme du jazz, qui enregistra deux fois plus de chefs-d'oeuvre que d'années entre 1957 et 1970. Multi-instrumentiste génial, tour à tour joueur de sax ténor, de flûte, de hautbois, et puis ensuite d'instruments divers et variés, exotiques, et dont il savait toujours retenir l'inspîration propre, il connaissait les limites d'un instruments et profitait brillament de ses qualités.

Voilà donc les raisons de cette playlist en haut à droite sur votre écran, faîte à partir de bouts de ficelles trouvés sur Last FM, il n'y a donc pas certains titres incontournables, mais selon moi elle donne tout de même unje idée précise de la direction artistique de Lateef, de son jazz vraiment marquée de Blues, c'est fou : Ecoutez donc The Plum Blossom pour vous en convaincre, ce mec a la musique en lui, grande et belle, elle crie et exprime beaucoup de belles choses, mais aussi revendique une construction spirituelle bien qu'à la fois intellectuelle. Lateef a toujours vu sa musique en mouvement, son récent disque avec les frangins Belmondo en atteste largement.

Bref, deux disques à possèder pour qui aime Lateef : Live at Pep's et Eastern Sounds.


Moi j'ai un disque introuvable, une merveille déjantée à la couverture improbable, et dont les quatre titres emmènent aussi bien à Chicago qu'à Bagdad.



lundi 16 juin 2008

José James - The Dreamer

Est-ce l'air du temps ou bien tout autre chose qui me fait frémir à l'écoute de ce disque tutuesque ? Ou bien est-ce simplement le talent éclatant de José James qui réalise vraiment la performance de faire apprécier une simple voix sur des accords de jazz ? Etonnant crooner latino qui emprunte autant au jazz vocal des annèes 50 qu'à la très grande classe soul de Gil-Scott Heron, qui évoque Martin Luther king dés le premier titre éponyme de son disque, the dreamer, qui commence avec une trompette aérienne simplissime, quelques accords plaqués sur un clavier, et cette voix qui murmure juste fabuleusement bien. Petit à petit, la musique s'amplifie et donne un corps à ce dreamer, la voix devient lumineuse, la trompette sonne le rappel douloureux, comme si elle souhaitait vider d'un soufle tous les champs de coton d'Alabama, la charley murmurante également, tout cela tient sur un fil tenu, brillant pour des débuts tout de même ! Et voici résumés et mis en application cent ans de musique noire-américaine, avec une voix formidable, un piano (Nori Ochiai) qui explose dés le second titre Velvet, un contrebassiste discret (Alexi David, sans aucun doute le point faible du groupe) et un batteur magnifique par instants (Steve Lyman), toujours sur Velvet où ses ballets s'envolent littéralement.
Un avertissement toutefois, José James propose à la simple écoute une musique tout aussi simple, mais qui se caractérise par l'extrême qualité de ses bases et des émotions qu'elle figure. Je dirais que cette musique à l'apparence d'une soupe daubesque à la Norah Jones mais qu'il faut au contraire s'accrocher pour en saisir toute la subtilité, que ce José James tient davantage du fils sprituel de Gil-Scott Heron croisé avec le timbre rauque d'Arthur H, ne nous y trompons pas, ce type là est un futur très grand. Même si José James, comme nom d'artiste, ça fait plus accolyte de Zorro que chanteur de Jazz, mais bon...
Donc trois titres en écoute, les deux ouvrent l'album, et le troisième, Desire est tout bonnement une merveille de souffle jazz, enjoy !



The Dreamer - Jose James

Velvet - Jose James


Desire - Jose James

mercredi 19 mars 2008

Duke Ellington - Money Jungle

Au moins aussi culte comme collaboration que comme marronier, voilà un album que même le fan hardcore d'Anny Cordy se devrait de possèder, l'unique album de jazz, le disque danslequel tout est parfait, des blazes sur la pochette aux impros des mêmes loustics sur les plages : Money Jungle où le jazz version culte ! Parce que des disques comme ceux-ci, qui convoquent un casting rêvé, il y en a quand même énormément qui sont de retensissants flops. Souvenons-nous de ce "tenor madness" et ses quatre mesures partagées entre Sonny Rollins et john Coltrane, quelle déception ! Mais rien de ça dans ce disque qui s'ouvre merveilleusement sur "very special" et ses notes aériennes placées sur le clavier par the Duke. A peine l'esquisse d'une mélodie. Derrière, Max Roach joue des balais sur la caisse clair et Charles Mingus s'empare d'une ligne de basse d'un autre monde : le décors est planté. Ellington délaisse bien vite le canon standard de sa mélodie et s'en va jouer avec Mingus en entâmant un dialogue impensable : la main gauche du Duke refaisant la mélodie lançée sur son manche par Mingus, tout simplement magnifique. Le roulement de caisse clair final ponctue le morceau comme un éclat de rire génial. "A little max" morceau suivant poursuit sur cette voix tandis que le dialogue s'ouvre ici davantage entre Mingus et Max Roach, laissant la part belle au démantélement du thème par son auteur Duke Ellington. Sans égrainer un à un chacun des titres de ce disque culte parce que parfait, il ets tout de même nécessaire de relever deux morceaux fondamentaux, presque fondateurs du jazz moderne : "Fleurette Africaine" et "Caravan". Ecoutez ça et vous pourrez mourir, comme après une bonne margarita.



En parlant de collaboration et en restant chez Ellington, il y a ce disque pour lequel on se serait damner si seulement il avait été réussi. La rencontre au sommet de deux géants, des deux grands artistes noirs qui ont su dans les années 40/50 imposer leurs orchestres à New-York, au Etats-Unis et dans le monde. Et pourtant ces deux grosses pièces d'artillerie du Swing ne vont produire qu'un album médiocre dans lequel les deux personnalités ne se rencontreront pour ainsi dire jamais vraiment. Il suffit d'ailleurs d'entendre Armstrong embrasser littéralement son interprétation de "Solitude" de sa générosité, laquelle ne suffisant pas à rendre ne serait-ce qu'un centième de l'émotion véhiculée par le trio Mingus-Roach-Ellington sur "Money Jungle" sur ce meêm morceau. Ellington ne se livre jamais dans ce "Great Summit", la trompette d'Armstrong tempête tant et tant qu'elle ne trouve jamais le clavier du Duke, lequel demeure desespérement vide de toute émotion franche. Le Duke accompagne le grand Louis finalement bien plus mal que ne l'aurait fait n'importe quel quidam habituel du grand trompetiste. Toutes les rencontres ne sont pas forcément de belles rencontres et malgré les photos souriantes qu'on associe à tort à des souvenirs heureux.